[ KIOSQUE CULTUREL ]
Maâmar Farah à l'honneur lors du 166ème Anniversaire de la ville de Chlef
Posté par boudia2007 le 31/5/2009 23:21:34 (0 lectures) Articles du même auteur
Ce lundi 25 Mai 2009 a vu une effervescence sans pareil au niveau de la bibliothèque de Wilaya de Chlef. En effet, une manifestation culturelle devait avoir lieu sur instigations de Monsieur Boudia Mohamed, Président du « Café Littéraire »
Ce lundi 25 Mai 2009 a vu une effervescence sans pareil au niveau de la bibliothèque de Wilaya de Chlef. En effet, une manifestation culturelle devait avoir lieu sur instigations de Monsieur Boudia Mohamed, Président du « Café Littéraire » et de Monsieur Ali Medjdoub, écrivain et journaliste ainsi que Monsieur Tiab Mohamed, président de l’Union Locale des Ecrivains Algériens à Chlef. La manifestation a été rehaussée par la présence de Monsieur Farah Maâmar, journaliste et écrivain, co-fondateur avec quelques collègues du premier quotidien indépendant « Le Soir d’Algérie » au lendemain de la liberté d’expression en 1990.
L’après-midi culturelle fut ouverte par l’orchestre d’El-Afrah de Chlef qui nous gratifia d’une musique chaâbi qui laissa le public sur sa fin lorsque ses musiciens quittèrent la salle pour laisser place aux conférenciers.
Monsieur Tiab Mohamed, devait nous offrir une page très détaillée sur la colonisation de l’Algérie pour marquer le 166ème anniversaire de l’invasion française en Algérie. Il devait citer toutes les péripéties effectuées de part et d’autre par les colonisateurs et par les autochtones. Tout au long du récit, Monsieur Mohamed Tiab n’a pas manqué de préciser à chaque fois, les différences phases de l’insurrection armée conduite par l’Emir Abdelkader, par El Mokrani (Boumezrag) par les tribus d’Ouled Sidi Cheikh en particulier. Monsieur Tiab a axé sa conférence surtout sur la région du Chélif où des combats meurtriers eurent lieu tout au long des vingt premières années de l’invasion française dans la région. Il cita comme atrocités de la guerre inégale en ce temps-là, les enfumades du Dahra où des familles entières furent emmurées dans des grottes et brûlées par le Colonel Pélissier ainsi que par le colonel de Saint- Arnaud. Il ne manquera pas aussi des préciser la spoliation des terres du Chéliff pour y construire une caserne militaire qui devait par la suite donner naissance à la ville d’Orléansville (Castellum Tingitanum au temps des romains, El Asnam au temps des arabes et Chlef après le séisme meurtrier du 10 Octobre 1980.
Ce fut ensuite au tour de Monsieur Mohamed Boudia de présenter l’écrivain et le journaliste Maâmar Farah du quotidien « Le Soir d’Algérie ». Il devait donner sa biographie ainsi que sa bibliographie (c’est-à-dire l’essentiel de ses œuvres).
La salle était comble. L’on assista à un débat des plus fructueux et Maâmar Farah se faisait un malin plaisir à répondre aux étudiants présents (Faculté des lettres – Option langue française – Université Hassiba Benbouali – Ouled Farès – CHLEF (Algérie).
La conférence a été rehaussée par la présence de plusieurs écrivains et hommes de lettres tels le docteur Ali Medjdoub, le Docteur Ould Larbi, Ait-Djida Mokrane, Professeur de Français à la faculté des lettres à Ouled Farès, ainsi que de plusieurs autres personnalités. Monsieur Abdelkrim El Houari, comme à l’accoutumée, ne perd jamais l’occasion de donner un plus à la culture, tant au niveau de la Radio Chlef (87.7 FM) qu’au niveau des autres espaces culturels que compte la wilaya de Chlef.
Monsieur Abdelkrim El Houari a tenu à marquer sa présence en interviewant Monsieur Farah Maamar, lors de la vente-dédicace organisée avec le concours de Mme Laïbi, Responsable de la Bibliothèque de Wilaya à Chlef, que nous tenons, ici, à remercier pour sa présence et son aide efficace pour la promotion du livre et de la culture en général.
Nous tenons aussi à remercier nos fidèles participants assidus aux conférences culturelles, en l’occurrence, Messieurs Mohamed Attaf, Djilali Metmati, Abdennour Chioune, Berrah Laïd, Abdelkader Boufellouh ainsi que tous ceux qui participent de près ou de loin à la pérennité de la culture dans notre ville. Une vraie renaissance de la culture commence à prendre pied dans notre ville par le biais du « Café Littéraire » dirigé par Mohamed Boudia et Monsieur Ali Medjdoub et bien d’autres bénévoles. Nous n’oublions point notre ami Hartani Abdelkader, hospitalisé au niveau du C.H.U « Aïn Ennadja » à Alger et lui souhaitons un prompt rétablissement.
NOM : FARAH - PRENOM : MAAMAR -
DATE DE NAISSANCE : 24 Octobre 1950
LIEU DE NAISSANCE : M’daourouch, Algérie
ITINERAIRE : Entre au quotidien de l’Est algérien (AN NASR) en 1970 – Journaliste stagiaire durant 2 années. Rejoint la rédaction d’El Moudjahid en 1972 – Journaliste professionnel, commentateur, reporter, grand reporter et éditorialiste. En 1984, rédacteur en chef adjoint. En 1985, prépare et lance, en tant que directeur de la rédaction, le quotidien du soir, « HORIZONS ». Tirage en 1987 : 350.000 exemplaires. A la faveur des réformes de 1990, lance, avec quatre confrères, le premier quotidien indépendant (LE SOIR D’ALGERIE) et devient le premier directeur de la rédaction de ce journal. Quitte les rédactions en 2003, mais anime toujours une chronique hebdomadaire et un billet quotidien dans « Le Soir d’Algérie »
PUBLICATIONS :
- Les mots du jeudi, recueil de chroniques tome 1 (juin 2004)
- Bassamet, recueil de chroniques en arabe (juin 2004)
- Les mots du jeudi, recueil de chroniques tome 2 (juillet 2005)
- Les sirènes de Cap Rosa, roman (Octobre 2005)
- Soleils d’hiver, nouvelles (Novembre 2005)
- Express de nuit, carnets de voyage (Juillet 2007)
- Le rêve sarde, roman
(Juillet 2007)
300 Pause café, recueil de billets (Août 2008)
E-mail :
farahmaamat@ymail.com
Principaux Ouvrages
LES SIRENES DE CAP ROSA
A l’origine scénario d’un téléfilm refusé par la télévision algérienne (1985) pour des raisons aussi absurdes que futiles, « Les sirènes de Cap Rosa » est un voyage dans l’Algérie « révolutionnaire » des années soixante-dix avec, pour cadre, la région verte et pittoresque d’El Kala, pays des lacs et région la plus humide d’Algérie. C’est l’histoire d’un amour impossible bercé par la brise méditerranéenne. C’est l’histoire d’une amitié entre deux jeunes aux idées divergentes. C’est l’histoire d’un rêve utopiste brisé… Au bout, la désillusion et la terrible descente aux enfers et une seule certitude : plus rien ne sera comme avant…
LE REVE SARDE
Depuis quelque temps, les jeunes algériens sont de plus en plus nombreux à partir dans des barques de fortune vers la Sardaigne, à la recherche du paradis promis. En arrivant sur cette plage du bout du monde, après avoir quitté la Capitale et une vie jusque-là stable, bien que perturbée par un emprisonnement injuste, Karim, presque la soixantaine, ne se doute pas qu’il va connaître la « harga » (tentative d’émigration clandestine) avec six jeunes aux destins divers.
Sur cette plage, il connaîtra l’amour et un début de troubles psychologiques qui lui font subir un va-et-vient incessant entre le rêve et la réalité. Un personnage central peuple les deux monde : sa jeune amoureuse et son double.
Après bien des péripéties et un drame qui le marquera profondément, il repart en Sardaigne. Avec un visa en bonne et due forme.
« Chaque matin, il regardera vers le sud, en espérant que, là-bas, les choses changeront un jour. Tôt ou tard, la bêtise reculera. Il sait que c’est possible. Mais en attendant, il s’est juré de s’occuper des jeunes qui arriveront par la voie des mers.
Des jeunes de plus en plus nombreux à courir derrière le « rêve sarde ».
EXPRESS DE NUIT
Dans des trains qui filent dans la nuit noire, l’auteur fait des rencontres fortuites. Destins divers déclinés dans la douce ambiance d’un bar-restaurant ou l’espace étroit d’un fumoir. Vies brisées et recollées. Confidences qui traînent jusqu’au petit matin. Vérités dites par des femmes et des hommes que l’on ne verra plus et qui s’en iront, une fois arrivés au Terminus, semblables aux autres anonymes noyés dans la foule régurgitée par les grosses rames.
Dix-huit étapes dans des pays proches et lointains : Algérie, Yougoslavie, Pologne, RDA, Roumanie, URSS, Chine, Corée…
SOLEILS D’HIVER
Dix-huit nouvelles avec, pour toile de fond, ce soleil hivernal propre à l’Algérie, aveuglant par sa lumière mais si réconfortant par sa douce chaleur. Ces Nouvelles traitent de la désillusion et du grand désespoir qui s’est installé dans nos cités modernes. C’est aussi un voyage au bout de la solitude, cette solitude si effrayante lorsqu’elle est s’entoure de la foule bigarrée, présente par le nombre, mais tragiquement absente…
300 PAUSE-CAFE
Recueil de billets parus en page 1 du quotidien « Le Soir d’Algérie ».